Entretien avec Bruno Marmier

Membre fondateur des Verts de Villars-sur-Glâne, Bruno Marmier est entré au Conseil général lors des élections de mars 2011, puis au Conseil communal en janvier 2012 où il a succédé à Marie Garnier. Il a repris le dicastère de l’aménagement du territoire, route, environnement et mobilité. Il est également membre du Conseil d’agglomération.

Quelle ambiance avez-vous trouvée à votre arrivée au Conseil communal ?

Bruno Marmier : J’ai été très bien reçu par mes collègues qui m’ont tout de suite fait confiance en m’attribuant l’un des dicastères les plus importants. La très bonne entente au sein du collège m’a permis de prendre mes marques rapidement. Le climat est particulièrement propice aux débats et aux échanges d’idées. Cette cohésion, c’est l’une des forces du Conseil communal de Villars-sur-Glâne.

Que doit-on retenir de la législature 2011-2016_ ?

BM : La législature 2006-2011 était celle du redressement financier, 2011-2016 est celle de la stabilisation et de la planification. Nos dépenses de fonctionnement ont peu augmenté. Les finances sont saines. Cela a permis de réduire considérablement la dette communale et de conserver un taux d’imposition attractif. Nous avons pu assainir les bâtiments communaux et mettre en route la nouvelle école du Platy.

« Bertiny-Ouest est l’enjeu majeur de la prochaine législature »

Le gros dossier de planification aura été l’élaboration du nouveau plan d’aménagement local, qui prévoit une croissance modérée et la transformation du milieu bâti existant, avec une augmentation des indices de construction. Nous avons veillé à conserver un équilibre entre nouveaux logements et création d’emplois. Parmi les nouveaux développements figurent le projet d’éco-quartier au Croset et l’extension de la zone d’activité de Bertigny-Ouest, qui sera l’enjeu majeur de la prochaine législature.

Qu’en est-il justement de la zone d’activité de Bertigny-Ouest_ ?

BM : La difficulté de ce secteur, c’est son accès depuis la semi-autoroute. Après de nombreuses années de travail réalisé par ma prédécesseure Marie Garnier et moi-même, ce dossier avance. Il est aujourd’hui entre les mains du Grand Conseil. Une fois l’accès planifié, nous pourrons enfin construire la passerelle pour la mobilité douce tant attendue entre Moncor et Villars-Vert. Le carrefour de Belle-Croix sera réaménagé. On pourra alors gérer efficacement le trafic de transit qui est en augmentation depuis l’ouverture du pont de la Poya. Avec ces développements, nous pourrons accueillir de nombreux nouveaux emplois à Villars-sur-Glâne.

Quels défis attendent la commune pour la prochaine législature ?

BM : Villars-sur-Glâne devra poursuivre son développement qualitatif, ceci dans le contexte de la révision de l’imposition des entreprises qui affectera les rentrées fiscales de la commune. Je suis optimiste, car Villars est une commune attractive pour les habitants et pour les entreprises. Nous devons axer notre développe-ment territorial sur la qualité, en privilégiant une augmentation mesurée de la population et en créant des espaces pour les entreprises. Cette qualité passe aussi par le maintien de grands espaces de détente et de loisir et par l’extension des cheminements pour les piétons et les vélos. En ce qui concerne les transports publics, nous allons nous efforcer d’obtenir des liaisons transversales à l’intérieur de l’agglomération : par ex. entre Moncor et Givisiez et entre Moncor et le Plateau de Pérolles.

« _Nous devons axer notre développement territorial sur la qualité_ »

Que pensez-vous du projet de piscine au Platy ?

BM : Ce qui me séduit dans ce projet, c’est qu’il est porté par des citoyens engagés dans le milieu de la natation, issus en plus des communes de Marly et Fribourg, c’est un vrai projet des citoyens de l’Agglomération. La commune se contente de créer les conditions-cadres pour que le projet puisse voir le jour en mettant à disposition un terrain. Notre rôle est aussi de veiller à la cohérence du projet du point de vue urbanistique. Le site du Platy est idéal pour la détente. Une piscine serait un plus indéniable pour la qualité de vie des habitants du Grand Fribourg.

Propos recueillis par Sophie Ortner